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Le format de l'examen théorique PPL(A) en 2026

Beaucoup de candidats préparent encore le PPL(A) sur l'ancien schéma, celui d'un examen unique qu'on passe en une fois. Ce n'est plus le format en vigueur. Depuis le 4 décembre 2023, la DGAC fait passer neuf épreuves séparées, chacune avec son propre seuil de réussite.

Les chiffres, épreuve par épreuve

CodeMatièreQuestionsDurée
010Réglementation2030 min
020Connaissance générale de l'avion1218 min
030Performances et préparation du vol1218 min
040Performances humaines1218 min
050Météorologie2030 min
060Navigation2050 min
070Procédures opérationnelles1218 min
080Principes du vol1218 min
090Communications812 min
Total1283 h 32

Les questions sont à choix multiples, quatre réponses proposées, une seule exacte. Pas de point négatif : une question laissée blanche vaut exactement autant qu'une réponse fausse, ce qui rend l'abstention sans intérêt.

Le seuil de 75 %, matière par matière

C'est le point que l'ancien format faisait oublier : 75 % s'applique à chaque épreuve, pas à la moyenne générale. Une note globale de 85 % ne vaut rien si la météorologie est à 70 %.

Concrètement, sur une épreuve de 12 questions, le seuil tombe à 9 bonnes réponses — trois erreurs passent, la quatrième fait échouer. Sur une épreuve de 20, il en faut 15. Sur les communications, qui n'ont que 8 questions, 6 suffisent mais la marge est de deux erreurs seulement. C'est la matière la plus souvent négligée, et celle où le nombre réduit de questions pardonne le moins.

À retenir

Une épreuve ratée ne remet pas les autres en cause. Vous ne repassez que celle-là, dans la limite du nombre de tentatives et de la période de validité fixés par la réglementation.

Ce que ce format change pour la préparation

Sous l'ancien schéma, on pouvait compenser une matière faible par une matière forte. Ce n'est plus possible, et cela déplace la stratégie de révision : le travail utile est celui qu'on fait sur sa matière la plus faible, pas sur celle qu'on aime.

L'autre conséquence est le rythme. Trois heures et demie d'affilée, ce n'est pas la même épreuve mentale qu'une série de vingt questions à la maison. S'entraîner au moins une fois dans les conditions réelles — les neuf épreuves enchaînées, chronomètre lancé — révèle des choses que l'entraînement par matière ne montre jamais : la baisse d'attention vers la sixième matière, le temps perdu sur les questions de navigation, la tendance à changer une bonne réponse au dernier moment.

Et hors de France ?

Ce format est celui de la DGAC. Il n'est pas européen : l'AESA fixe le programme des connaissances, pas les modalités d'examen, et chaque autorité nationale décide du nombre de questions, des durées et de la langue. La Belgique, la Suisse ou l'Irlande organisent leurs propres épreuves, sur leurs propres banques de questions pour certaines d'entre elles.

Le fond, lui, se recoupe très largement : les principes du vol, la météorologie ou la navigation ne changent pas en traversant une frontière. Ce sont les chapitres réglementaires — hauteurs de survol nationales, procédures locales, documents exigés — qu'il faut reprendre dans la documentation de son propre État.

Sources

Outil d'entraînement à l'examen théorique — ni formation agréée, ni délivrance de titre.

S'entraîner sur les 613 questions

Les neuf matières, les corrigés et les épreuves blanches au format officiel.

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