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PPL(A) ou LAPL(A) : lequel choisir ?

Pour voler en avion sans but commercial, l'Europe propose deux licences : le PPL(A), licence de pilote privé, et le LAPL(A), licence de pilote d'avion léger. La question revient à chaque début de formation. La bonne nouvelle, c'est qu'elle se tranche plus tard qu'on ne l'imagine : la théorie est commune.

Ce que chaque licence autorise

Le PPL(A) est la licence complète. Reconnue au titre de l'OACI, elle est utilisable partout dans le monde après validation locale, et ouvre la porte à toutes les qualifications : vol de nuit, vol aux instruments, montagne, remorquage, voltige. C'est la licence de référence si vous vous voyez voyager loin, voler par tous les temps, ou progresser vers d'autres brevets.

Le LAPL(A) est une licence européenne allégée, pensée pour le vol de loisir de proximité. Ses limites sont concrètes : avions dont la masse maximale ne dépasse pas 2 000 kg, trois passagers au maximum, et validité dans le seul espace de l'AESA — elle n'est pas automatiquement reconnue hors d'Europe. Elle n'ouvre pas la qualification de vol aux instruments, et les qualifications additionnelles y sont restreintes.

Le tableau des différences

LAPL(A)PPL(A)
ReconnaissanceEurope (AESA)Mondiale (OACI)
Masse maximale de l'avion2 000 kgSelon la qualification
Passagers3 au maximumSelon l'avion
Formation en vol (minimum)30 heures45 heures
Visite médicaleCertificat LAPLClasse 2
Vol aux instruments (IR)NonOui, en qualification
Examen théorique (France)Commun aux deux — mêmes neuf matières

Le médical, souvent décisif

C'est fréquemment lui qui oriente le choix. Le PPL(A) exige un certificat médical de classe 2, délivré par un médecin agréé aéronautique. Le LAPL(A) se contente d'un certificat médical LAPL, aux critères allégés, que peut délivrer un médecin agréé selon des exigences moins strictes. Pour un candidat plus âgé ou dont un point de santé complique la classe 2, le LAPL est parfois la voie qui reste ouverte.

Un détail qui surprend : les premières heures en solo avec passagers

Après l'obtention du LAPL(A), emmener des passagers n'est pas immédiat : il faut d'abord avoir accompli dix heures de vol en tant que commandant de bord après la délivrance. La règle vise à ne pas confier des passagers à un pilote tout juste breveté et sans expérience autonome. Le PPL(A) prévoit une exigence comparable. C'est un point qu'on découvre souvent après coup.

Le LAPL n'est pas une impasse

Choisir le LAPL(A) ne ferme pas la porte au PPL(A). Les heures de vol effectuées comptent, et le passage de l'un à l'autre se fait par une formation de différence, l'obtention du médical de classe 2 et l'épreuve pratique du PPL — sans repartir de zéro. Beaucoup commencent au LAPL pour voler plus tôt et à moindre coût, puis complètent vers le PPL quand le besoin apparaît.

Et pour réviser, alors ?

C'est là que la question perd de son urgence. En France, l'examen théorique est le même pour les deux licences : les mêmes neuf matières, la même épreuve écrite. On révise donc exactement le même programme, et le choix entre LAPL(A) et PPL(A) se règle avec l'organisme de formation, au moment du vol — pas devant les cours. Autrement dit : commencez à travailler la théorie sans attendre d'avoir tranché.

Sources

Privilèges et conditions : règlement (UE) n° 1178/2011 (Part-FCL), FCL.105.A (LAPL avion) et FCL.110.A (PPL avion) ; exigences médicales : Part-MED. Les limites exactes et la formation de différence relèvent de votre organisme (DTO ou ATO) et de l'autorité nationale ; cet article situe le choix, il ne remplace ni le texte en vigueur ni votre instructeur.

Outil d'entraînement à l'examen théorique — ni formation agréée, ni délivrance de titre.

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