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VFR spécial : 1 500 ft, 1 500 m, 600 ft — lequel s'applique quand ?

Le VFR spécial est le sujet où l'on voit le plus d'erreurs, y compris dans des supports de révision publiés. La raison est simple : trois valeurs circulent — 1 500 ft, 1 500 m et 600 ft — et elles ne répondent pas à la même question.

1 500 ft : le seuil qui rend la clairance nécessaire

En VFR normal, et sauf clairance contraire, un aéronef ne peut ni décoller d'un aérodrome situé en zone de contrôle, ni y atterrir, ni pénétrer dans son circuit lorsque les conditions rapportées y sont inférieures à 450 m (1 500 ft) de plafond ou à 5 km de visibilité au sol.

Ce 1 500 ft ne décrit donc rien de ce que vous ferez en vol. Il répond à une seule question : ai-je besoin d'une clairance VFR spécial ? En dessous, oui.

1 500 m : ce que le pilote maintient en vol

Une fois la clairance obtenue, ce sont les conditions à tenir :

La limitation de vitesse est celle qu'on oublie le plus volontiers, alors qu'elle découle directement des deux autres : avec 1 500 m de visibilité, un aéronef à 140 kt parcourt la distance visible en une vingtaine de secondes.

600 ft : le plancher du contrôle

En dessous d'un certain point, la clairance ne peut plus être délivrée du tout. Aucun VFR spécial n'est autorisé pour décoller, atterrir ou pénétrer dans le circuit d'un aérodrome situé en CTR lorsque les conditions rapportées y sont inférieures à :

Les deux plafonds à ne pas confondre

1 500 ft est le seuil qui déclenche le besoin d'une clairance VFR spécial.
600 ft est le plancher en dessous duquel cette clairance ne peut plus être délivrée.

Deux limites de portée

Le VFR spécial ne vaut que dans une zone de contrôle. Il ne permet pas de traverser une couche en route, ni de voler sous les minima ailleurs qu'en CTR. C'est une facilité d'accès à un aérodrome, pas un régime de vol dégradé applicable partout.

Il s'effectue de jour, sauf autorisation contraire. De nuit, il n'est ouvert qu'aux hélicoptères, sous conditions renforcées.

Comment retenir l'ensemble

Le plus robuste est de raccrocher chaque nombre à celui qui le prononce. Le 1 500 ft est une information rapportée par la station : c'est elle qui vous dit que vous aurez besoin d'une clairance. Le 1 500 m est ce que vos yeux constatent depuis le poste : c'est votre responsabilité en vol. Le 600 ft appartient au contrôleur : c'est la limite au-delà de laquelle il n'a plus le droit de vous autoriser quoi que ce soit.

Trois nombres, trois acteurs. Formulé ainsi, la confusion disparaît — et c'est aussi la forme sous laquelle les questions d'examen les distinguent.

Sources

Outil d'entraînement à l'examen théorique — ni formation agréée, ni délivrance de titre.

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